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La Boha ( Cornemuse des Landes de Gascogne)

  

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Boha qui pòt” rassemble des musiciens bigourdans, ainsi que quelques amis venus d'Ariège, du Béarn, des Landes, de Gironde ou de Toulouse, autour d'un instrument très particulier : la boha, la cornemuse des Landes de Gascogne.


Cet instrument particulier à plus d'un titre:

  -         d'abord, parce que c'est une cornemuse,

  -         ensuite, parce qu'elle est unique en France, et même en Europe occidentale,

  -         enfin, parce qu'elle avait disparu et qu'on a failli ne plus jamais l'entendre.


Les cornemuses

 

Une cornemuse est un instrument de musique à vent. A la différence des autres instruments de ce type, l'air est d'abord stocké dans une poche en cuir avant de produire le son, sous la pression du bras. A la sortie de la poche se trouve le chalumeau percé de plusieurs trous, servant à jouer la mélodie: c'est le plus souvent un hautbois, caractérisé par une perce conique et une anche double, ce qui en fait un instrument puissant. Enfin, d'autres tubes, les bourdons, en nombre variable, produisent une seule note continue, en accord avec la mélodie.

Dans nos contrées, on joue de la cornemuse depuis le XIIème siècle. Les représentations du Moyen-Age nous montrent un instrument à bourdon unique, grosse poche et chalumeau long. A travers le temps et les échanges humains, la cornemuse va évoluer, se transformer, devenir une véritable famille, avec des modèles très spécifiques en fonction des régions (nous connaissons tous la cornemuse écossaise). Dans cette très grande famille, notre cornemuse gasconne fait figure de cousine très éloignée.


 La boha


De l'histoire de la cornemuse gasconne, on ne sait pas grand chose. Elle apparaît certes sur des chapiteaux ou des fresques d'églises landaises entre le XIIème et le début du XVIème siècle, mais son existence n'est vraiment attestée qu'à partir du début du XIXème siècle.

On sait par les folkloristes de l'époque, comme Félix Arnaudin, qu'elle était jouée dans trois départements de Gascogne : la Gironde, le Lot-et-Garonne ainsi que les Landes.

Dans le paysage des cornemuses françaises, la boha est unique pour plusieurs raisons. D'abord parce que tuyau mélodique et bourdon sont réunis dans une seule pièce de bois. Ensuite, ce bourdon est muni d'un trou de jeu qui permet de le faire varier.

En outre ce sont des anches simples qui animent cet instrument.

Etonnamment, ces particularités uniques en Europe occidentale, se retrouvent très fréquemment dans les cornemuses d'Europe Centrale et de l'Est, comme en Hongrie ou Croatie.

Comment les Gascons ont-ils pu inventer un tel instrument? Si la boha vient des pays de l'Est comment est-elle arrivée là ? Ceci est un véritable mystère que personne n'a pu encore résoudre.


La renaissance de la cornemuse gasconne


Comme pour beaucoup d'instruments populaires, le XXème siècle n'a pas été tendre avec la cornemuse landaise. Contrairement à la flûtes à trois trous et au tambourin à corde, le ton ton, qui se sont maintenus vaille que vaille dans les hautes vallées pyrénéennes, la boha a disparu au milieu du vingtième siècle.

Et lorsque dans les années 70, Alain Cadeillan du groupe Perlinpin Folc et Bernard Desblancs du Conservatoire occitan de Toulouse s'y sont intéressés, il ne restait plus que quelques instruments dans les greniers ou dans les musées dont plus personne ne savait se servir.

Plus de 40 ans après, grâce au travail de nombreux luthiers, musiciens, collecteurs, chercheurs, la cornemuse gasconne va mieux. Elle est actuellement l'un des instruments les plus emblématiques de la Gascogne, quelques bohaires ont gagné le prestigieux concours de maîtres sonneurs de Saint-Chartier, et lors du dernier recensement, on comptait plus de 250 joueurs de boha. L'espèce n'est donc plus en voie de disparition.


Nous sommes fiers en Bigorre de participer à ce renouveau en ayant créé le premier ensemble pérenne de cornemuse landaise, “Boha qui pòt”, et nous serions heureux de pouvoir partager aujourd'hui cette aventure avec vous.